#4 Petite réflexion : il semblerait que même si je change de vie, on finira toujours par me retrouver

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Je n’avais nullement l’intention de poster un article avant quelques jours, jusqu’à ce matin. En fait, j’ai pu me rendre compte de quelque chose : même si je décide un jour, de changer de ville, de coupe de cheveux ou je-ne-sais-quel-autre-critère-permettant-de-m’identifier, tant que je garde mon prénom, les gens qui souhaitent retrouver ma trace, le feront sans grande difficultés. Tout simplement parce le prénom que je porte n’est pas l’un de ceux qu’on entend tous les jours (du moins, ici, en France) – mais aussi parce que de nos jours, il est devenu facile de retrouver n’importe qui. Merci Facebook ! Non, je ne m’appelle pas Emma, ni Marie, ni Clara, ou Léa, ou Manon et encore moins Chloé… Pourtant, ailleurs, du moins dans les pays anglophones, c’est un prénom (me semble-t-il) assez répandu.

Ce qui m’amène à écrire cet article, c’est qu’aujourd’hui, au boulot, une femme m’a reconnu grâce à mon prénom, parce que nous avons la consigne de toujours avoir sur nous un badge nominatif. Elle est passée devant moi avant de m’interpeller en me disant qu’elle me connaissait, après tout, un prénom comme celui-là, on ne l’entend pas souvent. Pour être sûre que j’étais vraiment celle qu’elle pensait, elle m’a révélé qu’elle n’était autre que la mère d’un de mes anciens amis. Ah mais oui, vous savez, ce fameux ami d’enfance qui voulait qu’on se mette ensemble car d’après celui, c’était l’une des volontés de la Providence ! Bah croyez-moi, je crois qu’il avait raison, cette maudite Providence chercher vraiment à nous réunir… En effet, après avoir rapidement parlé avec la mère de ce jeune homme, celle-ci s’est gentiment permise de me demander mon numéro de portable. Ca fera plaisir à mon fils, m’avait-elle dit d’un ton adorable. A vrai dire, elle ne me l’a pas vraiment demandé, disons plutôt qu’elle m’a dit de le lui donner, ce n’est pas la même chose ! Je tiens à ce léger détail, parce qu’il faudra que je raconte à un certain monsieur cette (étrange) mésaventure (sans qu’il ne le prenne mal), surtout si mon ami d’enfance se décide à m’envoyer un message, ce que je n’espère pas ! Et puis, au fond, je sais qu’il ne le fera pas, je le connais un peu quand même !

J’ai quand même énormément réfléchi après cette discussion. Son fils devait lui avoir beaucoup parlé de moi pour qu’elle puisse me connaître sans que cela ne soit réciproque. Et dire qu’à l’époque, j’étais (un peu) amoureuse de lui !

Je me souviens également qu’il y a deux jours, au travail toujours, un collègue de mon père m’a également reconnu… encore une fois grâce à mon prénom. Ah mais oui, tu es la fille de X, s’était-il exclamé comme s’il venait d’avoir une révélation. Je me disais bien aussi, ajoutait-il en prononçant ensuite mon prénom. Hé oui, c’est moi, la fille au nom qu’on n’entend nulle part ! Quoi qu’il en soit, avec un prénom comme le mien, je suis certainement « unique » aux yeux des gens que je rencontre et qui me connaissent. En plus, s’ajoute à cela mon nom de famille (qui en plus d’être rare) fait partie de ceux que l’on retient facilement. Sans doute parce qu’il ressemble à une célèbre enseigne suédoise, dont je tairais le nom. Aha ! Ainsi, dans quelques années, je m’attends à ce que Jean-Eude, petit camarade adorée au collège, ou alors Elisabeth, la pétasse que je détestais au lycée, parviennent à reprendre contact avoir moi, parce qu’au fond, comment oublier mon prénom ?!, il est tellement rare !

HELLOCOTON | TWITTER

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