#8 On s’en fou : moi, une élite ?! arrêtons les bêtises, moi-même, j’ai du mal à y croire

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Mais oui, je ne vous ai pas abandonné voyons ! Comment aurais-je pu ?

C’est vrai, cela fait un petit moment qu’un de mes articles n’est pas apparu dans la blogosphère et pour cause ; avec mon déménagement et mon installation suivi de ma rentrée à la fac, je n’ai vraiment pas eu une minute pour moi (oui, à cela s’ajoute également le fait que 1) je n’avais pas internet chez moi et que 2) procrastination oblige, j’ai tardé à mettre le wifi sur mon ordinateur, une fois que j’ai compris comment il fallait faire… Je ne suis pas très fière de moi, je l’avoue !). En fait, je pensais vous parler un peu de mon emménagement, de la corvée que cela a été de transporter mes affaires, des les organiser, les ranger… J’aurais tout aussi bien pu aborder avec vous les joies de la vie toute seule (ou plutôt à deux étant donné que mon fidèle acolyte d’amour est à mes côtés) mais j’ai trouvé meilleur sujet de discussion. Oh oui, croyez-moi ! Rien de tel que de parler de ma rentrée à la fac. Cependant, bien entendu, je ne parlerai pas des longues conférences auxquelles j’ai assisté, ni des interminables explications sur ma filière qu’on a pu me faire et encore moins du nombre de fois où j’ai dû me perdre (bêtement) dans cette vaste jungle qu’est l’université, ce ne serait pas drôle sinon !

Qui dit étudiant(e) en double licence, dit premièrement double problème. Oui parce que les deux universités – bien que côte à côte – ne fonctionnent pas tout à fait de la même manière ; ainsi c’est à mon plus grand plaisir que par exemple, je me coltine deux conférences de bienvenue et d’explication de l’utilisation de la plateforme informatique étudiante. Je jubile, d’autant que c’est toujours (oui, toujours) le même discours qui y est fait ! Et en plus de cela, se balader entre deux universités même si celles-ci sont distantes de quelques mètres, c’est vraiment la misère. Se repérer dans de grands bâtiments contenant des entrées partout… Disons qu’actuellement, je songe sérieusement à investir dans un GPS, histoire de ne plus me perdre d’ici là. Mais de vous à moi, je doute fortement qu’à la fin de ma licence je sois en mesure de me promener dans mon nouveau QG sans me perdre !

Qui dit étudiant(e) en double licence, dit également « élitisme » (non pas que je me vante, loin de là, je ne fais que répéter ce qu’on nous a dit mainte et une fois depuis notre arrivée à l’université) et mise à l’écart. Ouais… D’ailleurs, les deux sont un peu liés. Je m’explique : si nous sommes tenus un peu à l’écart des autres, nous économistes trilingues (comme on nous qualifie) c’est d’abord et surtout parce que nous ne sommes que 35 à avoir été sélectionné parmi plus de 700 candidatures afin de suivre cette filière, faisant ainsi de nous, une espèce d’élite, paraît-il. Paraît-il ! (Je déteste vraiment ce terme). De plus, nous ne suivons pas les cours avec les étudiants en licence d’éco-gestion générale alors que ceux-ci étudient (à une ou deux matières près) la même chose que nous. Essaye-t-on de nous préserver ?! S’agit-il d’un moyen pour conserver ces quelques étudiants « privilégiés » ?! Je n’en sais absolument rien mais je ne suis pas de celles qui iront se plaindre parce que je ne m’imagine vraiment pas dans un amphi plein à craquer. (Oui, il y a aussi que j’ai du mal avec les endroits où il y a une foule monstrueuse… Merci, chéri !). Heureusement pour nous, nous avons tout de même la chance d’assister aux cours de langues en amphi avec tooooous les LEA (Langues Etrangères Appliquées), à mon plus grand bonheur. (Je sens que le premier cours d’anglais risque d’être riche en émotions !).

En fait, on nous prends tout bonnement pour une élite. « Vous êtes excellents » nous avait lancé le responsable de la partie langue de notre filière lors de notre première rencontre. J’ai pouffé ! Bah bien sûr… Et j’ai fini par comprendre que ce n’était pas pour rien. Tout le monde, aussi bien dans la fac d’économie que dans celle de langue, nous considère comme tel. Nous sommes l’excellence incarnée, disent-ils. Parce que nous sommes censés avoir les meilleurs niveaux en langue, un profil équilibré, une grande maîtrise en matière d’économie… Mais la réalité n’est pas la même ; d’ailleurs, elle est remplie de désillusions. Nous ne sommes pas tous forts en langues (cf, mon article formidable sur ma relation avec l’anglais), nous avons quelques difficultés en éco ou en maths (je dois vous avouer que les cours de langues me font extrêmement peur, encore plus lorsque je sais que ce sont les matières les plus dures dans notre filière) faisant par conséquent de nous des individus pas aussi « excellents » ou « élitistes » qu’on pourrait le croire.

HELLOCOTON | TWITTER

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