#9 On s’en fou : non, je ne suis pas du tout jalouse ! mais si tu tiens à ta vie, t’as plutôt intérêt à enlever tes sales pattes de mon chéri !

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Je ne vois pas l’intérêt de dire que je ne suis pas jalouse, alors que je le suis totalement. Irrévocablement ! Mais ce n’est pourtant pas quelque chose que j’assume et dont je suis fière, loin de là. Je crois que ce trait de caractère est indéniablement incrusté au fin fond de mon ADN. C’est comme ça ! Je suis de ce genre de personne qui ne supporte pas, mais alors vraiment pas, de voir la concurrence tourner autour de ce qui censée « lui appartenir ». Bien évidemment, ceci n’est qu’une image. Il serait complètement fou (à la limite de la paranoïa) de dire que monsieur m’appartient. C’était comme si je parlais d’un objet que j’ai gagné et qui désormais est à moi et à personne d’autre. (Même si dans les faits, après plus de deux ans et demi de relation, il est clair que monsieur n’est à personne d’autre si ce n’est à moi !). Oui, j’aime me contredire et alors ?!

En fait, je ne suis pas jalouse en amitié. Seulement en amour. Après une ancienne (très très très ancienne qui date presque de la préhistoire) histoire chaotique dans laquelle « amour » rimait avec « tromperie », j’ai commencé à véritablement nourrir une méfiance monstrueuse à l’égard de toutes ces demoiselles, vous l’occurrence, qui osent s’approcher ne serait-ce que d’un mètre de mon chéri. Non, ma jalousie n’a absolument rien à voir avec un manque de confiance en ma moitié. Je lui fais aveuglément confiance, au point que s’il me demandait de faire telle chose, pour mon bien, c’est sans réfléchir que je le ferai. J’ai juste un réel problème avec les autres filles. Si tu ne veux pas que je te déteste, évite d’approcher monsieur !

Voilà pourquoi je la déteste, elle, la voisine d’en face, qui a jugé bon de sympathiser avec monsieur. Jusque là rien de mal ; qui suis-je pour lui dire avec qui il a le droit de parler ou non ?! Le véritable problème a commencé à se poser quand la dite-voisine s’est prise d’une envie soudaine d’empiéter quotidiennement et lourdement dans la vie de monsieur. Oui, parce qu’ils sont tous les deux en médecine, qu’ils vivent la même chose, la même souffrance, la même galère, qu’ils sont un peu dans leur monde rempli d’os, de cellule et je-ne-sais-quel-autre-jargon-médical qui resteront un mystère pour moi. Il s’est crée autour d’eux une sorte de bulle impénétrable (du moins, une bulle que je ne pourrais jamais pénétrer) qui apparaît fréquemment chez les étudiants en médecine (oui, je peux vous le prouver, c’est scientifique !). Vous voulez que je sois franche avec vous ?! Ma jalousie n’a pas commencé à naître à ce moment-là, mais plutôt quand je me suis rendue compte que cette fille était constamment présente. Il n’y avait plus un jour où je ne la croisais pas : chez nous, dans les couloirs… Et puis un matin, où, venant tout juste de me réveiller, elle est venue toquer à la porte, une fierté impressionnante sur le visage, simplement pour annoncer à monsieur qu’elle avait pensé à lui en lisant l’un de ses cours.

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Sérieusement ?!

Et puis il y a eu la fois où elle a débarqué avec une amie à elle pour que monsieur aille regarder un film en leur compagnie… Ah !

Bref, il est préférable que je ne m’étale pas plus à ce sujet, sinon cet article risquerait de se terminer en règlement de compte indirect. Je garde tout pour moi et je continue à encaisser jusqu’au jour où je n’en pourrais plus et que la voisine aura droit à un règlement de compte pas très sympathique. J’espère sincèrement pour elle que ce jour n’arrivera jamais !

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