#6 Petite réflexion : Ouuuh la menteuse, t’es une grosse peureuse

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Ne croyez pas, même si j’ai gentiment arboré le gif d’un clown, j’ai vraiment du mal avec ces choses-là (Ohh, pauvre enfant).

Fini le temps où maman me rassurait. Les clowns sont gentils (heu j’ai encore des doutes actuellement…) ; n’aie pas peur du noir, il y a toujours la petite lampe branchée à côté ; l’araignée ne te fera jamais du mal, seul toi peut lui en faire !

Mais que se passe-t-il lorsque nos peurs ne sont plus celles que nous avions étant enfants et que rien ni personne n’est en mesure de nous rassurer ?! Pas même notre maman…

Aujourd’hui, je n’ai plus peur du noir car je sais qu’aucun monstre ne se cache sous mon lit prêt à me bondir dessus des que l’on éteint la lumière de ma chambre. J’ai cependant toujours peur des clowns et des araignées aussi… Un peu ! Mais à côté de ces peurs anodines c’en sont rajoutées d’autres liées à des préoccupations qui surviennent lorsque l’on grandit. Oui, j’ai peur de la mort et de la solitude. Atrocement ! Et les discours rassurant de maman ne peuvent plus rien faire pour moi. La mort est une étape que nous connaîtrons tous, tel est notre destin. On naît, on vit, on meurt… Ce scénario est rendu encore plus horrible si à cela s’ajoute une vie remplie de solitude…

J’ai lu les écris d’un philosophe qui disait que nous ne devons pas craindre notre mort car nous ne sommes concernés que par la mort des autres. Une fois morts, nous ne pouvons absolument rien faire ! (Non, sans rire ?!). Et si ma crainte était justement de partir. De m’en aller brutalement, sans avoir accompli tout ce que j’aurais voulu faire et de laisser tous ceux à qui je tiens. Au delà de cela, j’ai aussi peur de la mort des autres. Perdre des êtres chers, vivre sans eux, être sans repère…

En y réfléchissant, je pense que ce qui me fait le plus peur dans la mort, c’est de ne pas savoir ce qui se passe après. Alors, on meurt et c’est tout ?! Ça s’arrête à la ?! Tout ça pour ÇA ?!

Il est évident que personne ne parviendra à me rassurer quant à ma plus grosse peur. Je ne peux pas chasser la mort comme on chasse une araignée. Je ne peux pas remplacer la mort comme on remplace par une lampe, le noir sombre d’une pièce. Personne ne serait en mesure de me dire qu’ « il ne faut pas avoir peur parce que la mort n’est rien » parce que justement, le discours qui nous est si souvent répété en ce qui concerne cette étape de la vie se résume en trois mots : « c’est la vie ».

Rien de bien rassurant…

HELLOCOTON | TWITTER

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